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Les Chorfas Idrissides. Les Chorfas Idrissides Leurs fractions,Origines et Lieux de Résidence!!

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  #1  
قديم 30-11-2010, 05:03 AM
كاتب متألق
 





افتراضي Victor Hugo et notre Prophète

Voici un poème de Victor Hugo qui rend hommage à notre prophète Mohamad Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui. Il est très bien fait et mérite d'être lu



L'AN NEUF DE L'HEGIRE




Comme s'il pressentait que son heure était proche



Grave, il ne faisait plus à personne une reproche



Il marchait en rendant aux passants leur salut



On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu'il eût



A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire



Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire



Se souvenant du temps qu'il était chamelier



Il semblait avoir vu l'Eden, l'âge d'amour



Les temps antérieurs, l'ère immémoriale



Il avait le front haut, la joue impériale



Le sourcil chauve, l'oeil profond et diligent



Le cou pareil au col d'une amphore d'argent



L';air d'un Noé qui sait le secret du déluge



Si des hommes venaient le consulter, ce juge



Laissait l'un affirmer, l'autre rire et nier



Ecoutait en silence et parlait le dernier



Sa bouche était toujours en train d'une prière



Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre



Il s'occupait de lui-même à traire ses brebis



Il s'asseyait à terre et cousait ses habits



Il jeûnait plus longtemps qu'autrui les jours de jeûne



Quoiqu'il perdît sa force et qu'il ne fût plus jeune



A soixante-trois ans une fièvre le prit



Il relut le Coran de sa main même écrit



Puis il remit au fils de Séid la bannière



En lui disant : " Je touche à mon aube dernière



Il n'est pas d'autre Dieu que Dieu. Combats pour lui



Et son oeil, voilé d'ombre, avait ce morne ennui



D'un vieux aigle forcé d'abandonner son aire



Il vint à la mosquée à son heure ordinaire



Appuyé sur Ali le peuple le suivant



Et l'étendard sacré se déployait au vent



Là, pâle, il s'écria, se tournant vers la foule



" Peuple, le jour s'éteint, l'homme passe et s'écroule



La poussière et la nuit, c'est nous. Dieu seul est grand



Peuple je suis l'aveugle et suis l'ignorant



Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde



Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde



Sitôt qu'il t'entendit, en ta parole crut



Le jour où tu naquit une étoile apparut



Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent



Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent



L'heure arrive. Ecoutez. Si j'ai de l'un de vous



Mal parlé, qu'il se lève, ô peuple, et devant tous



Qu'il m'insulte et m'outrage avant que je m'échappe



Si j'ai frappé quelqu'un, que celui-là me frappe



Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton



Une vieille, tondant la laine d'un mouton



Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t'assiste



Il semblait regarder quelque vision triste



Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà



Vous tous, je suis un mot dans la bouche d'Allah



Je suis cendre comme homme et feu comme prophète



J'ai complété d'Issa la lumière imparfaite



Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur



Le soleil a toujours l'aube pour précurseur



Jésus m'a précédé, mais il n'est pas la Cause



Il est né d'une Vierge aspirant une rose



Moi, comme être vivant, retenez bien ceci



Je ne suis qu'un limon par les vices noirci



J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange



Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange



Et mon corps par le mal est tout déshonoré



O vous tous, je serais bien vite dévoré



Si dans l'obscurité du cercueil solitaire



Chaque faute engendre un ver de terre



Fils, le damné renaît au fond du froid caveau



Pour être par les vers dévoré de nouveau



Toujours sa chair revit, jusqu'à ce que la peine



Finie ouvre à son vol l'immensité sereine



Fils, je suis le champ vil des sublimes combats



Tantôt l'homme d'en haut, tantôt l'homme d'en bas



Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne



Comme dans le désert le sable et la citerne



Ce qui n'empêche pas que je n'aie, ô croyants



Tenu tête dans l'ombre au x Anges effrayants



Qui voudraient replonger l'homme dans les ténèbres



J'ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres



Souvent, comme Jacob, j'ai la nuit, pas à pas



Lutté contre quelqu'un que je ne voyais pas



Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie



Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie



Et, comme je sentais en moi la vérité



Je les ai combattus, mais sans être irrité



Et, pendant le combat je criais : " laissez faire



Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère



Qu'ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis



Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis



Auraient, pour m'attaquer dans cette voie étroite



Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite



Ils ne me feraient point reculer ! " C'est ainsi



Qu'après avoir lutté quarante ans, me voici



Arrivé sur le bord de la tombe profonde



Et j'ai devant moi Allah, derrière moi le monde



Quant à vous qui m'avez dans l'épreuve suivi



Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi



Vous avez bien souffert, mais vous verrez l'aurore



Après la froide nuit, vous verrez l'aube éclore



Peuple, n'en doutez pas ; celui qui prodigua



Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega



Les perles à la mer et les astres à l'ombre



Peut bien donner un peu de joie à l'homme sombre



Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front



Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront



Sur le mur qui sépare Eden d'avec l'abîme



Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime



Presque personne n'est assez pur de péchés



Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez



En priant, que vos corps touchent partout la terre



L'enfer ne brûlera dans son fatal mystère



Que ce qui n'aura point touché la cendre, et Dieu



A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu



Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes



Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes



Les chevaux sellés d'or, et, pour fuir aux sept dieux



Les chars vivants ayant des foudres pour essieux



Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse



Habite un pavillon fait d'une perle creuse



Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur



Ils auront des souliers de feu dont la chaleur



Fera bouillir leur tête ainsi qu'une chaudière



La face des élus sera charmante et fière



Il s'arrêta donnant audience à l'espoir



Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit



" O vivants ! Je répète à tous que voici l'heure



Où je vais me cacher dans une autre demeure



Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu



Que je sois dénoncé par ceux qui m'ont connu



Et que, si j'ai des torts, on me crache aux visages



La foule s'écartait muette à son passage



Il se lava la barbe au puits d'Aboufléia



Un homme réclama trois drachmes, qu'il paya



Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe



L'oeil du peuple était doux comme un oeil de colombe



En le regardant cet homme auguste, son appui



Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui



Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière



Et passèrent la nuit couchés sur une pierre



Le lendemain matin, voyant l'aube arriver



" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever



Tu vas prendre le livre et faire la prière



Et sa femme Aïscha se tenait en arrière



Il écoutait pendant qu'Aboubékre lisait



Et souvent à voix basse achevait le verset



Et l'on pleurait pendant qu'il priait de la sorte



Et l'Ange de la mort vers le soir à la porte



Apparut, demandant qu'on lui permît d'entrer



" Qu'il entre. " On vit alors son regard s'éclairer



De la même clarté qu'au jour de sa naissance



Et l'Ange lui dit : " Dieu désire ta présence



- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut



Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut



 

 

التوقيع :

ضريح وزاوية جدنا الجامع سيدي رمضان بن امحمد بن عبدالعزيز، ولي من أولياء الله عاش في القرن الثاني عشر الهجري بالقرب من مدينة بركان شرق المملكة المغربية، من فرع عبدالله بن إدريس الأزهر بن إدريس الأكبر.
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  #2  
قديم 09-01-2011, 02:17 AM
عزالدين مصباح عزالدين مصباح غير متواجد حالياً
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افتراضي رد: Victor Hugo et notre Prophète

Cher Ramdani il semble bien que l'auteur des miserables avait un profond respect pour notre prophete priere soit sur son ame.Le poeme m'a donné l'envie de pleurer.

 

 

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  #3  
قديم 09-01-2011, 04:51 AM
كاتب متألق
 





Smile رد: Victor Hugo et notre Prophète

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السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

Merci cher Azzedine Mesbah pour ton aimable passage et ta contribution. C'est vraiment un poème qui mérite d'être étudié et expliqué

Je vois que toutes les personnes qui sont crédibles ne peuvent qu'exprimer leur admiration pour notre prophète que la prière et le salut d'ALLAH soient sur lui.[/align]

 

 

التوقيع :

ضريح وزاوية جدنا الجامع سيدي رمضان بن امحمد بن عبدالعزيز، ولي من أولياء الله عاش في القرن الثاني عشر الهجري بالقرب من مدينة بركان شرق المملكة المغربية، من فرع عبدالله بن إدريس الأزهر بن إدريس الأكبر.
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